Islande, une terre sculptée par la glace et le feu.
Sur l'île, le volcanisme est partout. Au pays des glaciers, les eaux chaudes géothermiques naturelles peuvent servir à cuire du pain et faire pousser des tomates. Des curiosités qui prennent tout leur sens à l'heure où le pays réoriente son tourisme vers une approche plus durable.
Souvent, ici, la terre fume. Dès les portes de Reykjavik,sa capitale, l’Islande laisse échapper des colonnes de fumée blanche et des panaches de vapeur d’eau. On ne présente plus le site de Geysir, la jaillissante source d’eau chaude qui a donné son nom au phénomène. Mais il n’est que la plus connue de ces manifestations géothermiques qui se laissent voir partout. Le volcanisme est le pouls de l’île.
L’éruption de l’Eyjafjöll en 2010, qui avait paralysé une partie du trafic aérien mondial, est restée dans les esprits.
Mais en dehors de ce cas extrême, le spectacle offert sur l’île par les soubresauts magmatiques des profondeurs fait le bonheur des visiteurs. L’Islande doit au volcanisme nombre de ses curiosités naturelles. L’éruption du Fagradalsfjall, débutée en mars 2021 sur la péninsule de Reykjanes, a attiré les foules. Près de l’aéroport, les eaux laiteuses du Blue Lagoon sont un passage obligé.
Plus à l’est, les paysages volcaniques de Landmannalaugar, féerie colorée et fumante de rhyolite (roche volcanique) et de sources chaudes, sont tout aussi incontournables.
L’utilisation des eaux chaudes naturelles prend les formes les plus étonnantes. Aux bains géothermaux de Fontana, sur les rives du lac Laugarvatn, du pain de seigle est cuit 24 heures dans un pot enterré dans le sable près des sources bouillonnantes. "Cela se pratiquait jadis en beaucoup d’endroits du pays", explique Filipe, le responsable du site.
Plus original encore est Fridheimar. À 20 kilomètres de Geysir, on utilise l’eau géothermique pour chauffer d’immenses serres. Elles accueillent un restaurant, mais surtout des milliers de plants de tomates. Le site produit 40% des tomates du pays, à raison d’une tonne par jour en moyenne, toute l’année. Non loin, Solheimar est tout aussi fier de ses serres où poussent tomates, aubergines, fraises… Créé en 1930, cet écovillage pionnier de l’agriculture bio est aussi ouvert aux visiteurs grâce à ses belles chambres d’hôtes.
Des curiosités qui prennent une valeur particulière à l’heure où l’Islande essaye de réorienter son tourisme vers une approche plus durable. Car l’attraction qu’exerce le pays depuis quelques années n’a pas eu que des effets positifs. En 2017, l’île a dépassé les 2 millions de visiteurs étrangers, contre moins de 150000 au milieu des années 1990. "Il est alors apparu qu’il fallait repenser la politique touristique du pays. Il fallait encourager les visiteurs à mieux se répartir entre les régions et les saisons, mais aussi mieux utiliser les atouts islandais en termes de développement durable, Ici, 99% de l’électricité et 100% du chauffage domestique sont issus d’énergies renouvelables."
Plutôt que de s’agglutiner en été dans le Cercle d’or, le chapelet de sites qui s’étendent à l’est de la capitale, les visiteurs sont incités à découvrir d’autres lieux. Les occasions ne manquent pas. Par exemple dans les paisibles fjords de l’ouest, territoire flirtant avec le cercle polaire où les oiseaux sont plus nombreux que les humains. Sur les falaises de Latrabjarg, qui toisent l’océan de près de 400 mètres, ils sont plus d’un demi-million de goélands, guillemots, pétrels fulmars, macareux et sternes arctiques.
La meilleure façon d'observer et de ne pas déranger les macareux est de se coucher à plat ventre et ne plus bouger
Des histoires d'elfes
Ou encore sur la péninsule de Snaefellsnes, juste au sud, que Jules Verne avait choisie comme point de départ de son Voyage au centre de la terre. Le volcan qui occupe la péninsule a une place à part pour les Islandais, bercés, dès leur plus jeune âge, d’histoires d’elfes se baladant sur ses flancs…
Cette montagne appelée "montagne église " de par sa forme
Les îles Vestmann méritent aussi la visite, ces 15 îles, dont une seulement, Heimaey, est habitée, abritent des milliers de macareux moines. Le volcanisme a aussi laissé sa marque. Les volcans sous-marins qui ont créé les Vestmann ont failli détruire Heimaey. Il faut aller au musée local pour revivre cette nuit de 1973 où des torrents de lave se déversèrent sur l’île, traversée par une faille volcanique. "Des années après, on pouvait encore cuire le pain dans la lave", se souvient Eudur, guide locale.
Quand y aller
La période estivale est la plus clémente, mais le pays se visite en toute saison. Les amateurs d’aurores boréales s’y rendront entre septembre et avril. Les températures sont basses mais pas extrêmes.
Je termine mon voyage avec un spectacle extraordinaire : les aurores boréales !!!!!!
On voit des aurores en Islande de septembre à mars même si quelques chanceux ont parfois l'occasion d'en observer dès le mois d'août et jusqu'au mois d'avril. Reste que le cœur de l'hiver qui se situe autour du mois de janvier, est la période de l'année où les chances d'en admirer sont les plus élevées. Les aurores se produisent lorsque le vent solaire exerce une poussée contre la magnétosphère , région de l'espace contrôlée par le champ magnétique terrestre et envoie des particules chargées (électrons) à grande vitesse dans l'atmosphère.
Les aurores boréales ne peuvent être vues que la nuit, mais cela ne signifie pas que cela ne se produit pas pendant la journée ! C'est juste que le soleil est trop puissant et nous empêche de les voir.
Je souhaite que ma page d'aujourd’hui vous permette de vous évader, nous en avons bien besoin en ce moment......
BONNE JOURNÉE A TOUS
Toute mon amitié
Bertille