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EN SOUFFREZ VOUS ?????

                        7 questions sur les allergies respiratoires

De plus en plus fréquentes dans un environnement détérioré par la pollution, les allergies respiratoires touchent un Français sur trois. De la rhinite à l’asthme, elles peuvent revêtir différentes formes.

EN  SOUFFREZ  VOUS  ?????

Les réactions allergiques causées par les différents pollens se manifestent à peu près aux mêmes périodes chaque année, soit : de mars à juin (pollen des arbres et des arbustes); de mai à octobre (pollen des graminées, tels que le gazon, le foin, le pâturin et le brome); de juillet à octobre (pollen de l'herbe à poux) 

Mais que sait-on de l’allergie respiratoire? Elle est due à un dysfonctionnement du système immunitaire. Celui-ci sur réagit quand il entre en contact avec une substance pourtant inoffensive dans l’air (pollens d’arbres et de graminées, poils d’animaux, acariens, moisissures): il se met à produire des anticorps en grande quantité (les immunoglobulines E ou IgE) pour se défendre de l’allergène identifié à tort comme agressif.

 Comment une allergie se met-elle en place? 

Elle s’installe en deux temps. "Il y a d’abord une phase de sensibilisation, silencieuse et sans symptôme: lors d’une première rencontre de l’organisme avec l’allergène, le système immunitaire fabrique des anticorps. Puis vient la phase de la réaction allergique proprement dite: lors d’un contact ultérieur avec l’allergène, les anticorps précédemment fabriqués entrent en scène. Ils se fixent sur l’allergène, ce qui déclenche la production et le largage de différents médiateurs chimiques (histamine, leucotriènes, prostaglandines…) provoquant éternuements, écoulement nasal et congestion. Puis, plus tardivement, obstruction nasale et inflammation chronique. Une allergie respiratoire peut apparaître à tout âge, et les deux phases peuvent être éloignées de plusieurs années. Une personne ayant connu des allergies cutanées et/ou alimentaires dans son enfance présente plus de risques de développer une allergie respiratoire à l’âge adulte. Les risques sont également accrus si quelqu’un de son entourage familial proche souffre d’une allergie respiratoire, cutanée ou alimentaire

Quelle sont les différentes formes de l'allergie respiratoire? 

Il peut s’agir d’une rhinite allergique. L’inflammation de la muqueuse nasale la première touchée lors de l’inhalation de l’allergène entraîne sa congestion et la production d’un mucus. Résultat, le nez coule en permanence ou se bouche, il démange. Les larmes ne peuvent plus s’évacuer par leur chemin habituel et débordent à l’angle externe des yeux, d’où des larmoiements et une conjonctivite. Mais selon l’anatomie des voies respiratoires, les manifestations peuvent aussi prendre d’autres formes. Si le voile du palais est horizontal, le mucus ne pouvant pas s’évacuer par le nez, il stagne et provoque des otites à répétition chez l’enfant, des sinusites chroniques chez l’adulte, poursuit le médecin avec un voile du palais orienté vers l’intérieur, le mucus coule dans la gorge.
On observe alors des 
irritations et démangeaisons de la gorge, voire une inflammation des cordes vocales. Si le mucus poursuit son chemin jusqu’aux bronches, les muscles bronchiques se contractent et une toux grasse, puis sèche, se déclenche dans un réflexe de défense. Cela peut se compliquer et se transformer alors en asthme.

Quels sont ses degrés de gravité?

Autrefois, on évoquait les allergies saisonnières (provoquées par les pollens) et les allergies pérennes (provoquées par les poils d’animaux, acariens et moisissures). Désormais, cette distinction n’est plus utilisée. On parle maintenant de rhinite persistante, c’est-à-dire plus de quatre semaines de suite ou plus de quatre jours de suite par semaine. Par opposition à la rhinite intermittente qui incommode quelques jours disséminés dans le mois ou l’année. Qu’elle soit persistante ou intermittente, elle peut être légère ou bien modérée à sévère. Les cas modérés à sévères, parce qu’ils détériorent la qualité de vie, provoquent des troubles du sommeil, de la concentration et de la mémorisation, de la fatigue et de l’irritabilité. Ils doivent être impérativement pris en charge par un spécialiste, allergologue, ORL ou pneumologue. Non soignée car banalisée, une rhinite allergique risque de dégénérer en asthme. Et le plus souvent, prendre des  antihistaminiques en automédication ou prescrits par le médecin généraliste ne suffit pas à la soigner correctement. 

Comment le diagnostic est-il posé?

Les observations du patient il éternue en présence de chat, se met à tousser à telle période précise de l’année quand il se promène dans la nature sont essentielles pour faire porter les soupçons sur tel ou tel allergène lors de la consultation. Pour déterminer quel est celui ou ceux responsables de l’allergie, l’allergologue peut pratiquer des tests cutanés ou prick tests. En fonction de ce que lui a raconté le patient, il décide des substances qu’il va tester il dépose une goutte d’allergène sur la peau et la fait pénétrer en exerçant une pression au moyen d’une lancette. Quinze à vingt minutes plus tard, il interprète le résultat. L’apparition d’un petit placard rouge surmonté d’une papule (comme une piqûre de moustique) indique une sensibilisation à un allergène Attention, certains médicaments, comme les bêtabloquants, peuvent gêner les tests cutanés car ils sont susceptibles de déclencher une réaction grave. D’autres, comme les antidépresseurs, les faussent. Les antihistaminiques, eux, les rendent moins parlants. Quand un doute demeure (notamment en cas d’allergies croisées, il est possible de pratiquer des tests sanguins. Ce sont des analyses extrêmement précises pour détecter quelle séquence ADN en particulier au sein de l’allergène est responsable de l’allergie. On est ici dans le domaine de l’allergologie moléculaire, qui se développe beaucoup depuis dix ans.

 Qu'est-ce qu'une allergie croisée?

Parfois, l’allergie respiratoire se double d’une allergie alimentaire. Le système immunitaire opère une confusion: il prend une séquence ADN d’un aliment pour l’allergène auquel il est sensible. Par exemple, une personne allergique au pollen de bouleau peut développer, parce qu’elle n’a pas été prise en charge correctement, une allergie à la pomme crue. En effet, pollen de bouleau et pomme comportent une séquence d’ADN en commun qui suffit à tromper le système immunitaire.

Pourquoi ces allergies sont-elles en recrudescence ?

Touchant aujourd’hui un Français sur trois – deux fois plus qu’il y a trente ans –, les allergies respiratoires doivent en grande partie leur accroissement au réchauffement climatique: plus les températures sont élevées, plus la saison des pollens commence tôt et finit tard. La pollution atmosphérique joue aussi un rôle important: elle stresse les plantes, qui se mettent à produire plus de pollens. Les polluants chimiques présents dans l’air peuvent également déformer la paroi des grains de pollen et libérer des fragments assez petits pour pénétrer dans le système respiratoire bien plus profondément que les grains entiers.
C’est ainsi que des végétaux réputés peu allergisants le deviennent à proximité des autoroutes. D’une manière générale, la pollution atmosphérique irrite les muqueuses respiratoires, ce qui engendre des réactions allergiques à des concentrations de pollen beaucoup plus faibles. Les interventions humaines sont aussi en cause. Dans le nord de la France, des zones entières ont été replantées en bouleaux, une espèce peu chère mais puissamment allergisante, au détriment du chêne.

Sont-elles bien prises en charge?

Chaque année en France, 2 000 personnes meurent de l’asthme, alors que nous disposons de médicaments très efficaces. La preuve que les allergies respiratoires ne sont pas suffisamment soignées, car trop souvent considérées comme bénignes. Leur coût économique est également élevé, du fait de la baisse de productivité engendrée par les jours de travail perdus.

La BPCO, c'est quoi?

La broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) n’est pas due à une allergie: c’est une affection des poumons liée à la consommation de tabac (dans huit cas sur dix). Elle détruit progressivement les alvéoles pulmonaires et hypothèque donc la distribution de l’oxygène dans l’organisme. Les symptômes sont l’essoufflement à l’effort, une toux avec ou sans crachat, des bronchites répétées.

                                              Bonne journée à vous tous.

                                  EN  SOUFFREZ  VOUS  ?????

                                                    

 

 

 

 

 

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M
Ouf ! je ne le suis pas, par contre mes 2 filles sont allergiques et cela s'est déclaré il y a 3 ans. Pour le moment cela va encore, mais dès que le pollen volera ce sera parti et elle en bave (comme disent les jeunes)<br /> Avec le temps que nous avons, il n'y a pas encore beaucoup de fleurs aux arbres, et dans les jardins<br /> bonne semaine
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B
bonjour Bertille , ah oui ça j'en connais un rayon je me fais soigner depuis l'enfance et c'est pire par moment ! merci pour cet article ou l'on en apprend +++ bisous belle semaine A +
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T
J'ai oublié de te dire, j'adore ton gif vraiment très parlant et qui m'a bien fait rire...
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T
Bonjour Bertille, je connais ça depuis ma plus petite enfance. On ne savait pas ce qu'étaient les allergies à l'époque et moi j'allais courir dans les hautes herbes !!! J'en ressortais avec les yeux tout gonflés, et ça grattait, ça grattait... Le médecin avait dit à mes parents qu'il n'y avait pas de traitement en France, mais qu'on pouvait le faire venir des Etats-Unis, il y avait des risques (je ne sais pas lesquels d'ailleurs !) et ça coûtait très cher. Donc pas possible pour mes parents.<br /> Plus tard j'ai fait les tests chez un allergologue avec désensibilisation pendant 4 ans mais j'avais trop d'allergènes et ça n'a pas pas fonctionné. Ca me l'a un peu diminué mais vraiment très peu, je n'ai plus eu besoin de faire ma piqure de kenacort que je faisais une fois par an. C'était la seule chose qui me soulageait très rapidement avant que j'en arrive au stade de l'asthme.<br /> Avec ce vent, en ce moment, je suis servie, j'évite de sortir mais le pire c'est en mai et juin avec les graminées. Ca s'arrête une fois que les foins sont rentrés. Je prends de l'aerus pour soulager et j'évite de sortir quand il y a du vent et trop de soleil. Je suis bien triste de ne pouvoir profiter de mon jardin à cause de ce vent fort et froid.<br /> Je te souhaite un bon début de semaine en t'embrassant bien fort
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M
Bonjour Bertille, <br /> j'en souffre depuis une trentaine d'années , Jess et Christophe aussi et maintenant Samuel , <br /> nous avons tous des traitements à prendre et moi je dois le prendre toute l'année parce en plus je suis allergique à la poussière et aux acariens alors tu vois je suis gâtée lol. <br /> Passe une bonne journée, gros bisous, <br /> Nadine<br />
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E
Bonjour Bertille , <br /> Je n'en souffre pas mais ma fille si , et c'est vraiment galère .Elle commence a se méfier !<br /> Merci pour ce billet , j'en ai appris un peu plus.<br /> Bonne journée et bises.
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B
Très embêtant ces allergies, merci pour ce beau billet<br /> Je peux dire que depuis un certain changement, j en ai de moins en moins, <br /> Je viens te souhaiter un bon lundi, Bonne journée Amicalement Bérénice
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N
Je ne suis pas allergique, ouffff car c'est bien embêtant je n'en doute pas !!
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M
Avec l'âge je suis devenue allergique, bon pour l'instant ça va  mais j'ai commencé ma cure d'Aérus ,j'en ai pour 3 mois un cachet le matin, et je recommence en sept ; Jallen en a déjà tout le weekend il a eu le nez qui coule ;    c'est ennuyeux <br /> Bonne semaine ma douce  ,  ici on ne sentira pas le moisi  90,100/kms  le vent  hihihihi
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