Colère: gérer les coups de sang, ça s'apprend!
La colère nuit autant à la santé de son auteur qu’au bien-être de son entourage... Dans un climat social tendu où la moutarde monte encore plus facilement au nez, comment mieux gérer cette émotion primaire?
Rentrée ou exprimée, la colère est aussi délétère pour le système cardiovasculaire que le stress prolongé. Quand elle monte, on le sent: accélération cardiaque, sueur, tremblements. Il faut alors diminuer l'activation physiologique de l'émotion avec l'une des méthodes suivantes ou en les cumulant si besoin.
3 méthodes flashs pour se calmer
1 Appuyer les mains sur les cuisses, paumes ouvertes vers le haut: cette posture qui oblige à abaisser les épaules et desserrer les poings désactive illico la colère en allant à l'encontre de la crispation physique qui l'accompagne et l'entretient.
2 Passer longuement les mains et les avant-bras sous l'eau froide: l'objectif est de saisir pour "refroidir" le cerveau émotionnel et permettre au cortex (associé au raisonnement) de reprendre le dessus. Moins ravageur pour le maquillage que le splash sur le visage qui a aussi cet effet saisissant.
3 Compter mentalement de 0 à 10 et si ça ne suffit pas, de 10 à 0: cette action mentale concrète fait redescendre le soufflé en obligeant à se concentrer sur une méthodologie.
Le cerveau émotionnel ayant vite fait de reprendre le dessus sur le rationnel, l'action des extincteurs précédents ne suffira pas à éteindre l'incendie si l'une ou l'autre des parties ressoufflent vite sur les braises. Il faut alors employer d'autres moyens et de bonnes formules pour éviter l'embrasement. Et pour une vraie efficacité, s'y préparer en répétant à froid.
3 techniques à enchaîner
1 Les 3 respirations: quand un regard ou un mot remet de l'huile sur le feu, il faut se programmer à respirer calmement trois fois pour mettre de la distance avec ses émotions avant de passer si besoin à l'étape suivante.
2 Le time-out: il s'agit de couper carrément cours en quittant les lieux. Mais pas en claquant la porte. Là encore, il faut se préparer et programmer mentalement des formules prêtes à être dégainées. Par exemple: "je suis trop en colère pour poursuivre cette discussion" ou "j'ai besoin d'une trêve pour mettre de l'ordre dans mes idées, on se reparle sous peu'.
3 La mise en pause: elle consiste à s'isoler ensuite 20min pour ramener l'organisme au calme: pratiquer 4-5min de respirations abdominales (inspirer lentement par le nez en gonflant le ventre, expirer par la bouche comme à travers une paille), une visualisation positive (se concentrer sur un paysage apaisant, un moment heureux), écouter de la musique. Et si besoin, exprimer sans filtre par écrit ce qui fâche en décrivant la situation, les éléments déclencheurs de la colère, ses griefs... et ensuite déchirer et jeter sa prose pour ne pas être tenté de la relire (et réactiver la colère) ou de l'envoyer à un quelconque destinataire.
2 impératifs:
Ne pas attendre plus de 48h pour faire un point: c'est le maximum pour ne pas laisser pourrir la situation et apaiser à la fois l'auteur et le récepteur de la colère, qui sinon ruminent et stressent chacun dans leur coin.
Employer les bonnes formules: surtout pas de "tu dois admettre..." et autres "il faut que tu comprennes/ reconnaisses/ arrêtes..." porteurs d'une agressivité prompte à attiser à nouveau les flammes. Plutôt démarrer par un "tu sais, je n'ai pas apprécié ce que tu as dit la dernière fois car...". Une verbalisation constructive amenant au dialogue où chacun sera alors prêt à lâcher du lest pour aboutir à un compromis gagnant-gagnant!
Et vous mes amis êtes vous coléreux ou pas et si vous l’êtes, savez vous apaiser cette colère lorsqu’elle veut vous envahir?

Petit conseil du 17 février tiré de mon calendrier ZEN :
‘’ Pour vous détendre sans en avoir l’air (en réunion par exemple), passez vos mains sous la table et massez-vous le tour des ongles ''. Très efficace.