Des petites cités médiévales restées dans leur jus, des villages de granit fleuris dans un écrin foisonnant de nature, des bourgs encore largement habités par le passé… En Bretagne, difficile de nommer tous ces joyaux ruraux, tant la région en compte ! Locronan est chargé d’histoires et de merveilles dont on ne se lasse pas. Déambuler dans les ruelles vous donnerait l’impression de retourner au Moyen Âge, ou bien dans un film de cape et d’épée ! Cette petite cité de caractère sait très bien mettre en valeur son charme si particulier son architecture si atypique ou bien ses restaurants tous aussi bons les uns que les autres.
Locronan, une légende des siècles
Granit, ardoise, hortensia. La trinité bretonne est parfaitement respectée à Locronan, Loc Ronan ("le lieu de Ronan"). Le temps ne semble pas avoir d'emprise sur ce bourg au charme cinématographique. Rien d'étonnant dès lors à ce qu'il ait servi de décor à plusieurs films et téléfilms (Tess ; Chouans ! ; Un long dimanche de fiançailles Sa célèbre Grand' place, bordée de maisons Renaissance de granit sombre, attire de nombreux visiteurs désireux de faire un saut dans le passé et pèlerins venus accomplir la troménie la plus célèbre de Bretagne.( La troménie est un type de pardon une calèche tirée par un cheval de trait breton, portant une grande statue de Notre-Dame de France, fera le tour de la Bretagne)
Au pied de sa « montagne », Locronan, bourg de Bretagne, bourdonne toujours d’activité. Belle lurette que les tisserands ne tiennent plus le haut du pavé. Granit, ardoise, hortensia, une trinité bretonne parfaitement respectée à Locronan.
Ce bourg Breton, de sa célèbre Grand’Place aux ruelles bordées d’austères maisons Renaissance et jalonnées d’échoppes artisanales, s’anime toujours au rythme des hôtes de passage voulant faire un saut dans le passé et des pèlerins venant accomplir leur troménie. Ici, l'urbanisme est une notion héritée des siècles passés, ceux de la prospérité marchande et ceux de la ferveur religieuse.
Située au croisement de deux anciennes voies romaines, position stratégique qui facilitera l'essor commercial de Loc Ronan ("le lieu de Ronan") et le développement d'un important pèlerinage. Ces voies sont le fruit d'une prospérité marchande basée sur le négoce de toiles de chanvre et de lin aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles.
Ils sont 800 à résider dans la petite cité de Locronan, qui accueille chaque année 400 000 visiteurs qui se pressent sur cette place de l’Église. Et nulle voiture, elles sont strictement parquées en dehors du village, pour ne pas troubler l’atmosphère.
En bas de la place, le siège de la Compagnie des Indes avait pignon sur rue, tout comme le Bureau d'enregistrement royal des toiles. Avant de pousser les vantaux du vaste porche de l'église Saint-Ronan qui s'ouvre par un arc en plein cintre, penchez-vous comme tout visiteur à la margelle de puits.
A ce point d'eau, le seul distribuant jadis de l'eau potable, est attachée une mystérieuse légende.
Cette légende est rapportée avec un certain humour Un drôle de paroissien descendait régulièrement, botez-koad (sabot) aux pieds, au fond du puits. Y faisait-il pénitence ? Y entretenait-il quelques conversations avec les siens de l'autre monde ? Lorsque les villageois le remontaient à califourchon sur le seau, il restait muet...
Photos du village qui a beaucoup de charme
Locronan, un lieu mythique dominé par la colline sacrée que le saint irlandais avait coutume de gravir et où se déroule tous les six ans la Grande Troménie, pèlerinage millénaire de douze kilomètres que tout Breton croyant se doit d'avoir accompli dans sa vie. La Grande Troménie, n’a lieu que tous les 6 ans... Ce pèlerinage breton aux accents festifs est l’occasion de revivre la promenade qu’effectuait chaque matin saint Ronan, le fondateur du village, au Ve siècle. Il parcourait ce chemin pieds nus et l'estomac vide !
Le sanctuaire édifié entre 1425 et 1480 par les seigneurs de Nevet, grâce aux donations des ducs de Bretagne (Jean V, Pierre II, François II), représente un bel ouvrage de l'art ogival flamboyant du XVe siècle, malheureusement amputé de sa haute flèche octogonale depuis 1808. Divisée en trois parties, la nef, éclairée par un chevet percé de trois baies flamboyantes, offre des dimensions de cathédrale (43 mètres de long), perspective encore allongée par la pente accentuée du pavage.
A l'intérieur, des retables, un baptistère à la cuve armoirée, une chaire (début XVIIIe siècle) décorée de médaillons sculptés retraçant la légende de Ronan.
Une grande verrière du XVe siècle figurant en dix-sept tableaux la Passion du Christ.
Retable N.D du Rosaire
Déploration de Christ datant de 1525
La PIETA du XVI ème
N.D de la délivrance calcaire polychrome
Saint RONAN
Le tombeau du saint se trouve dans la chapelle communicante du Pénity.
Bâtie au début du XVIe siècle par Pierre Le Goaraguer, maître d’œuvre de la cathédrale de Quimper, elle fut confortablement dotée par la duchesse Anne qui vint en pèlerinage à l’emplacement de l’église primitive, priant pour être féconde. Peu de temps après naîtra Renée de France, fille cadette de Louis XII. Reposant sur six ailes sculptées d’« anges-cariatides », le gisant en haut-relief de saint Ronan (début XVe siècle), abrite ses reliques.
Les vitraux dans la chapelle du Pénity
Dalle funéraire des seigneurs de Nevet ceux qui ont édifié le sanctuaire
Peinture sur bois : la vie de St RONAN
Du parvis de l’église dévale la rue du Moal, étroite et pentue, menant au quartier autrefois populaire. Au XVIIIe siècle, on y comptait 250 maisons-ateliers de tisserands et logis sommaires appartenant aux marchands. En bas de la rue, le petit dôme de la chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle émerge de la verdure.
Descente de croix en pierre du XVI ème S
Il n'est pas étonnant qu'avec un décor historique pareil, le village attire, de plus en plus de touristes, et également de nombreux réalisateurs qui y trouvent un lieu de tournage idéal pour leurs films historiques. Je souhaite que mon reportage dans ce magnifique village vous ait plu autant qu’a moi.
Bonne journée à tous et que ce mois de mai qui débute vous soit agréable.
Citation du 3 mai tiré de mon calendrier ZEN :
'' Il vaut mieux suivre le bon chemin en boitant que le mauvais d'un pas ferme ''