Le cannabis thérapeutique ou médical est autorisé dans de plus en plus de pays. Les propriétés antidouleur du cannabis ont été démontrées, ainsi que sa capacité à stimuler l'appétit ou à réduire les effets secondaires liés aux chimiothérapies. Le cannabis permet de soulager des patients dont les douleurs ne cèdent pas avec des antalgiques traditionnels, notamment dans la sclérose en plaque.
Quelles sont les vertus du CBD qui se vend dans les
boutiques ?
On l’appelle le « cannabis bien-être ». Il s’agit en fait de cannabidiol, une molécule extraite du chanvre. Sa vente en boutique et dans les bureaux de tabac est autorisée car le CBD n’est pas considéré comme un produit stupéfiant. En effet, il ne doit pas contenir plus de 0,2 % de THC, la substance qui a les effets psychotropes, recherchés par les fumeurs de cannabis récréatif. Réduit la douleur, soulage l'anxiété et le stress, favorise un sommeil sain », tels sont les bienfaits le plus souvent mis en avant. Mais, « les études permettant d’affirmer l’efficacité de la molécule dans ces différents contextes sont pourtant rares et souvent méthodologiquement limitées », prévient l’Inserm. Comment puis-je m’assurer de la qualité du produit ? Pas facile de s'y retrouver. Le cannabis « bien-être » peut être commercialisé sous forme d’huile, de gélules, d’e-liquide, de tisane, de crème… Il peut être inhalé, ingéré, vaporisé. A l’origine de ces produits, se trouve la fleur de cannabis, dont la culture était interdite. Un arrêté autorisant la culture, l’importation, l’exportation et l’utilisation industrielle et commerciale du chanvre devrait être bientôt publié. Il garantira que les variétés de plantes sont sûres, que les semences sont certifiées, que leur origine est française et que les agriculteurs respectent cette réglementation. Par ailleurs, des tests en laboratoire sont effectués sur le produit fini pour vérifier la teneur en THC. Un dispositif de traçabilité est à l’étude.
On l’appelle le « cannabis bien-être ». Il s’agit en fait de cannabidiol, une molécule extraite du chanvre. Sa vente en boutique et dans les bureaux de tabac est autorisée car le CBD n’est pas considéré comme un produit stupéfiant. En effet, il ne doit pas contenir plus de 0,2 % de THC, la substance qui a les effets psychotropes, recherchés par les fumeurs de cannabis récréatif. Réduit la douleur, soulage l'anxiété et le stress, favorise un sommeil sain », tels sont les bienfaits le plus souvent mis en avant. Mais, « les études permettant d’affirmer l’efficacité de la molécule dans ces différents contextes sont pourtant rares et souvent méthodologiquement limitées », prévient l’Inserm.
Comment puis-je m’assurer de la qualité de ce produit ?
Pas facile de s'y retrouver. Le cannabis « bien-être » peut être commercialisé sous forme d’huile, de gélules, d’e-liquide, de tisane, de crème… Il peut être inhalé, ingéré, vaporisé. A l’origine de ces produits, se trouve la fleur de cannabis, dont la culture était interdite. Un arrêté autorisant la culture, l’importation, l’exportation et l’utilisation industrielle et commerciale du chanvre devrait être bientôt publié. Il garantira que les variétés de plantes sont sûres, que les semences sont certifiées, que leur origine est française et que les agriculteurs respectent cette réglementation. Par ailleurs, des tests en laboratoire sont effectués sur le produit fini pour vérifier la teneur en THC. Un dispositif de traçabilité est à l’étude.
Le CBD n’est pas un médicament mais peut-il avoir des effets
indésirables ?
Le CBD n’entraîne pas de phénomène de dépendance. En revanche, l’Inserm souligne que quelques effets indésirables ont été documentés : somnolence, baisse de l’appétit, troubles digestifs, fièvre, fatigue et vomissements. Les problèmes viennent aussi du fait que les dosages de produits à base de CBD ne sont pas standardisés.
En outre, il pourrait être responsable d’interaction avec des médicaments, tels que les antiépileptiques et les anticoagulants. Enfin, si vous consommez régulièrement du CBD, vous risquez même si le risque est faible d’être contrôlé positif aux stupéfiants lors d’un contrôle routier.
Le cannabis à usage médical a-t-il a des
effets thérapeutiques reconnus ?
Oui, il a d’ailleurs le statut de médicament. Et il n’est disponible que sur prescription ; l’ordonnance est même sécurisée car il est classé « médicament stupéfiant ». La France a autorisé sa prescription il y a 7 mois, dans le cadre d’une expérimentation, parce que le cannabis a démontré son efficacité dans des situations dans lesquelles le chanvre peut être bénéfique. Lest 5 indications autorisées sont : des formes d'épilepsie sévère, les effets secondaires des chimiothérapies, les soins palliatifs, les scléroses en plaques et les douleurs neuropathiques (liées à une atteinte du système nerveux au niveau par exemple des nerfs ou de la moelle épinière).
Le cannabis thérapeutique contient du THC.
Quels risques présente-t-il ?
Pour limiter les effets indésirables, le cannabis médical seraconsommé sous forme d’inhalation (à partir de fleurs séchées), d’huiles ou de gélules. La combustion présente trop de risques de cancer du poumon. Malgré tout, le cannabis médical n’est pas exempt d’effets secondaires, comme tout médicament. Ils dépendent de sa teneur en THC, qui est variable. Au-delà du risque addictif, il peut entraîner des effets indésirables neuropsychologiques : somnolence, anxiété, paranoïa... Mais aussi de la tachychardie, des douleurs abdominales, ou encore des maux de tête. Par conséquent, les malades présentant un risque cardiovasculaire, atteint d'une pathologie psychiatrique, et les femmes enceintes, ne pourront pas participer à l'expérimentation.